Ω - le Cercle

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    [1980] MD 386.0811 - Omega Sensor « Okapi »

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    [1980] MD 386.0811 - Omega Sensor « Okapi »

    Message par Copeau le Jeu 15 Mar - 13:52

    Je voudrais vous parler aujourd’hui d’une Omega. Ce n’est pas très original, comme vous le savez, sur ce blog, tant j’ai une prédilection toute particulière pour cette marque de Bienne. Mais je voudrais surtout vous parler d’une Omega plutôt rare et particulière. A quartz qui plus est. Mais pas n’importe quel quartz. L’Omega Sensor (ref : MD 386.0811). On l’appelle aussi parfois, mais l’usage est peu répandu, l’Omega Okapi.



    Cette montre a été produite entre 1980 et 1984, d’après Omega.

    Comme je n’ai que peu d’informations sur ce modèle, je suis tout à fait preneur de compléments que vous voudrez bien m’apporter !




    [size=150]Histoire et particularités[/size]

    Elle a été dessinée par Raymond Froldevaux, sous la direction de Hans Schailer, au tout début des années 1980. Elle a été dévoilée le 19 avril 1980 à la foire de Bâle, pour fêter les 10 ans des montres Omega à quartz.

    Première montre LCD à microprocesseur programmable avec une mémoire interne, cette montre très en avance sur son temps propose un affichage continu des heures, minutes et secondes, et offre neuf programmes opérationnels simultanément : chronographe, compte à rebours, rendez-vous (alarme 1), réveil (alarme 2), signal horaire, dates de mémorisation (agenda 1 et agenda 2 – deuxième date de mémorisation), heures et minutes d’un autre fuseau horaire, et enfin – bien entendu – jour et date. Toutes ces fonctions peuvent être utilisées avec l’heure affichée en même temps sur l’écran supérieur.

    Ce qui fait, surtout, la particularité de cette montre, c’est son interface de programmation et de réglage simplifiée, grâce à une nouvelle technologie de capteurs, développée en collaboration avec l’Electronic Watch Center de Neuchâtel, et inventée par Jean-Felix Perotto. Cette technologie est basée sur un capteur capacitif situé sous le cadran de la montre (la zone « – ——— + »), et permet ainsi d’exécuter les 9 fonctions simultanément et très simplement, comme le précise le manuel d’utilisation disponible ici.




    Le mouvement utilisé est le calibre 1640. Il s’agissait de la technologie de pointe de 1980. Je crois même qu’il s’agit de la première montre avec un panneau tactile pour le fonctionnement. Cette zone tactile « – ——— + » permet de sélectionner le mode et est également utilisée pour régler l’heure et d’autres paramètres. Par exemple, un balayage rapide du panneau avance ou retarde les heures et un balayage lent fait de même pour les minutes. C’est pour le moins original et innovant !

    [size=150]Boitier, bracelet, fond[/size]

    Le boitier a existé en acier et en plaqué or. Ses dimensions sont les suivantes : 34.5 x 42.5 mm. Le bracelet est intégré au boitier et bénéficie d’un design tout à fait particulier, et à mon avis extrêmement intéressant. Sa référence est la suivante : 1333/317. Et comme il est plutôt rare, il est également cher. La référence du verre est P22011.8.




    [size=150]La station d’accueil[/size]

    Il existe même une sorte de station d’accueil de la Sensor, qui servait à faire des démonstrations des usages de cette montre, comme ci-dessous :



    C’est un objet encore plus rare que cette montre rare ! Il a le même mouvement 1640, mais adapté pour fonctionner dans cette grande station d’accueil, avec de grands boutons et un grand panneau tactile. Les instructions d’usage sont contenues dans une sorte de rouleau situé en haut de la station d’accueil, que l’on pouvait tourner pour le faire défiler.

    [size=150]Conclusion[/size]

    La Sensor a indéniablement été une prouesse informatique en 1980. Mais on ne peut nier qu’elle n’a pas pour autant été un grand succès commercial. Il n’y a eu – semble-t-il – qu’environ 15 000 calibres produits (information plutôt fiable car provenant du regretté Marco Richon) ce qui est très peu pour Omega. Cette relative rareté contribue bien évidemment au maintien voire la progression de la cote de cette montre.

    Je remercie vivement Jean-Luc, qui à la fois m’a soufflé cette petite revue, et m’a aussi fourni la plupart des photos ici présentes !


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